Saint SIGISBERT, Roi d’Ostrasie (francie orientale), patron de la Ville de Nancy (Lorraine) ET père du Roi Saint DAGOBERT d’Ostrasie.

1er février : Saint SIGISBERT, Roi d’Ostrasie (francie orientale), patron de la Ville de Nancy (Lorraine) ET père du Roi Saint DAGOBERT d’Ostrasie.

Diocèse de Nancy et de Toul, Diocèse de St Dié.

saint-sigisbert.jpg

Sommaire

  Dans le Diocèse de Nancy et de Toul
  Dans le Diocèse de St Dié

Fils du ‘Bon Roi Dagobert’, Sigisbert ou Sigebert régna sur l’Austrasie de 639 à 656. Il fut dès sa mort honoré comme saint. Il fut inhumé à Metz, dans l’abbaye Saint-Martin où son tombeau devint le but d’un pèlerinage. En 1552, lors du siège de Metz par Charles-Quint, l’abbaye fut détruite et le corps de saint Sigisbert fut apporté à Nancy et déposé dans l’église du prieuré Notre-Dame, puis à la Primatiale. Les ducs honorèrent particulièrement le saint roi qui les avait précédés en Lorraine, et en firent le saint patron de la capitale ducale. Son corps, qui était conservé à la cathédrale dans la niche du cœur et était resté intact depuis mille ans, fut profané à la révolution mais quelques personnes purent en sauver des parties qui, en 1803, furent replacées dans le reliquaire où elles sont encore conservées. Une statue du saint roi orne la façade, une chapelle latérale lui est dédiée, et les deux tableaux du chœur dépeignent l’une son couronnement, l’autre le souverain servant les pauvres.

Son fils, le roi saint Dagobert II, est fêté comme martyr le 23 décembre.

saint-sigisbert4Statue de Saint Sigisbert à Nancy

Biographie tirée des bollandistes :

Il était fils de Dagobert Ier, roi de France, et de Ragintrude ou Ragnétrude. Le roi, qui depuis quelque temps menait une vie assez déréglée, fut si touché de la grâce que Dieu lui faisait de lui donner un fils, que, pour reconnaître cette faveur, il conçut le dessein de se corriger entièrement. Résolu de faire baptiser ce fils par le plus saint prélat de son royaume, il jeta les yeux sur saint Amand, évêque de Maëstricht, qu’il avait auparavant exilé à cause de la généreuse liberté avec laquelle il le reprenait de ses désordres. L’ayant donc fait venir à Clichi, près de Paris, il se prosterna à ses pieds, lui demanda pardon de l’injustice qu’il avait commise à son égard, et le détermina, avec l’aide de saint Ouen et de saint Éloi, qui n’étaient encore que laïques, à conférer à son fils le sacrement de la régénération.

Saint_Amand_à_la_cour_de_Dagobert.jpgSaint Amand à la cour du roi Dagobert

Saint-Amand-of-Maastricht.jpgSaint Amand de Maastricht

Il lui donna pour parrain Caribert, roi d’Aquitaine, son frère, et l’on put dès lors espérer que cet enfant de France serait un prince de paix, puisque sa naissance réconcilia si parfaitement ensemble ces trois grands personnages. Dieu fit aussi paraître quel serait ce petit prince, par un fait miraculeux arrivé à son baptême : la foule de la noblesse française qui se trouva alors dans Orléans, où se faisait cette cérémonie, était si grande, qu’il ne se rencontra point de clerc auprès de saint Amand, qui le baptisait, pour répondre l’enfant, qui n’avait pas encore quarante jours, prononça ce mot (NDLR : « Amen ! ») distinctement et à propos ce qui causa une grande admiration aux seigneurs qui furent témoins de cette merveille.

bapteme-saint-sigisbert.jpgBaptême de Saint Sigisbert

L’éducation du petit prince fut confiée au bienheureux Pépin de Landen, maire du palais, qui, contraint de céder à l’envie de la noblesse, se retira avec lui dans les États de Caribert, où il possédait plusieurs terres du chef de la bienheureuse Itte, sa femme.
A peine eut-il atteint la cinquième année de son âge, que le roi, désirant pourvoir au repos de son royaume, et suivre en cela les exemples de ses prédécesseurs, partagea ses États entre ses deux enfants, savoir notre Sigebert et Clovis II et de l’avis de son conseil, il donna l’Austrasie c’est-à-dire la France orientale, celui qui était l’aîné, laissant la Neustrie à Clovis, le plus jeune.
Cinq ou six ans après, le roi Dagobert étant près de laisser cette vie avec le royaume, pour aller régner plus heureusement dans le ciel, fit convoquer peu de jours auparavant, une assemblée des plus grands seigneurs de ses États, où, confirmant le partage qu’il avait fait entre ses deux fils, il les déclara rois. Et ces princes gardèrent si religieusement l’ordonnance du roi, leur père, touchant ce partage, et vécurent toujours en une si bonne intelligence, que chacun, de son côté, gouverna très paisiblement les sujets de son royaume.
Pour le roi Sigebert, il fut heureux dans l’Austrasie, d’avoir auprès de sa personne saint Pépin, seigneur de Brabant, qu’il fit maire de son palais, et saint Cunibert, archevêque de Cologne, qu’il prit pour son principal conseiller; l’un et l’autre étaient de saints personnages, qui l’assistèrent puissamment de leurs sages avis. Ce furent ces deux fidèles serviteurs qui, après le décès de son père, lui persuadèrent de demander au roi Clovis, son frère, le partage des trésors et des meubles du feu roi ce qu’ils négocièrent avec tant d’adresse et de prudence, qu’il se fit, pour cela, une nouvelle assemblée en la ville de
Compiègne, où, enfin, le tout fut terminé paisiblement, et à l’entière satisfaction des deux partis.
Cependant Sigebert vit la paix de son règne troublée par la révolte de quelques esprits remuants qui poussèrent les Thuringiens, ses vassaux, à lever les armes contre leur prince; n’étant donc encore âgé que de douze ans, il se vit obligé de leur faire la guerre et, d’abord, il remporta quelque avantage sur eux, défit leurs troupes et terrassa leur duc. Mais, comme les armes sont sujettes à caprice, bien changeants sont les événements que fait naître leur
jeu : la mauvaise intelligence de ses officiers donna moyen aux Thuringiens de se rallier et d’avoir le dessus à leur tour; ils défient toute l’armée royale.
Néanmoins, le roi ramassa de nouvelles forces, prit un nouveau courage, et, ayant repassé le Rhin, il se comporta avec tant de prudence et de sagesse, qu’il ramena enfin les révoltés à la raison, elles obligea de se soumettre.

Solidus_de_Sigebert_III_frappé_à_Marseille.pngSolidus de Sigebert III frappé à Marseille.

Ce vertueux prince, se voyant ensuite paisible en son royaume, se donna entièrement aux exercices de la piété, et se laissa tellement aller à la vie contemplative, qu’on l’eût pris plutôt pour un religieux nourri dans un cloître, que pour un roi élevé dans la pourpre et dans les armes. De là vient que quelques-uns de nos historiens français, ne considérant les choses que selon la politique et la prudence humaine, désapprouvent sa conduite et l’accusent de lâcheté mais ceux qui ont parlé de lui avec plus de dégagement des choses
temporelles, l’ont comparé au grand Salomon, et disent qu’il en a même surpassé la gloire. En effet, l’un et l’autre ont été doués par le Seigneur, dès leurs plus faibles années, d’une sagesse extraordinaire, et en ont reçu beaucoup de richesses et de puissance. Ce roi de Judée, au lieu de profiter de tous ces dons, en a abusé jusqu’à les employer à sa propre ruine et à la perte de son âme; au contraire, le roi Sigebert s’en est servi pour son salut et pour celui de son peuple. Salomon dissipa la meilleure partie des biens immenses que le roi David, son père, lui avait laissés, et que Dieu lui avait donnés, en de prodigieuses débauches, en de folles dépenses avec ses concubines, et pour bâtir des temples à leurs idoles et à leurs fausses divinités. Mais le pieux roi Sigebert a employé beaucoup plus utilement les trésors qu’il avait hérités du roi Dagobert, son père, ou qu’il s’était acquis pendant la paix de son règne, à faire de grandes aumônes aux pauvres, et à bâtir douze beaux monastères, parmi lesquels on compte les célèbres abbayes de Staveloo, au diocèse de Liège, et de Malmédy, au diocèse de Trêves; à l’une d’elles, dont saint Rémacle, évêque de Liège, fut abbé, il ne donna pas moins de douze lieues de pays, en longueur et en largeur ce qu’il confirma depuis par son testament.

saint-sigisbert2.jpgVitrail de l’Église Sainte Radegonde de Poitier.

Ce prince était digne de la couronne, puisqu’il a si bien su se gouverner lui-même, que, en usant prudemment des honneurs et des richesses de la terre, il s’est acquis les véritables grandeurs de l’immortalité et sa vie a été telle, que sa puissance terrestre l’ayant rendu redoutable aux hommes, sa piété et sa justice l’ont rendu agréable aux yeux de Dieu. S’il s’est rencontré dans sa conduite quelques défauts contre les règles de la prudence humaine,
ses aumônes et ses autres bonnes actions les ont suffisamment réparés, pour le faire paraître sans tache devant la divine Majesté. Il décéda saintement, dans la fleur de son âge, le 1 er février, vers le milieu du 7 e siècle, deux cent soixante-trois ans après le décès de saint Martin, selon la manière de compter alors les années en France. Comme notre saint roi était très dévot à ce grand évêque, il voulut que son corps fût inhumé près de la ville de Metz, dans une église dédiée à son honneur, laquelle est une des douze qu’il avait fondées.
Dieu a fait paraître sa sainteté par quantité de miracles qui se sont faits à son tombeau le moine Sigebert, auteur de sa vie, en rapporte un grand nombre, et dit qu’il en a été témoin oculaire.
L’an 1063, quatre cents ans après sa mort, le corps de saint Sigebert fut trouvé aussi entier dans son sépulcre que s’il n’y eût été mis que depuis deux heures; il en fut tiré pour être déposé en un lieu plus décent, comme lui-même l’avait ordonné à un religieux de ce monastère de Saint-Martin-les-Metz nommé Villan, à qui il était apparu. Sept ans après, il fut enfermé solennellement dans une riche châsse d’argent, et placé à côté du grand autel
de l’église, mais toujours avec des miracles.

relique-saint_sigisbert.jpgReliquaires à Longwy-Haut (54)

relique-saint_sigisbert2.jpgReliquaire de Saint Sigisbert, église des Cordeliers, Nancy

In Diœcesi Nanceiensi et Tullensi

Dans le Diocèse de Nancy et de Toul

die 1 Februarii le 1er février
ante CR 1960 : die 30 Ianuarii avant 1960 : le 30 janvier
SANCTI SIGISBERTI SAINT SIGISBERT
Regis, Confessoris,Nanceiensis Civitatis Patroni Roi, Confesseur, Patron de la ville de Nancy
I Classis in Civitate, III Classis extra Civitatem Ière Classe à Nancy, IIIème classe dans le diocèse
(ante CR 1960 : duplex I classis in Civitate, simplex extra Civitatem) (avant 1960 : double de Ière classe à Nancy, simple dans le diocèse)
Ant. ad Introitum. Ps. 88, 20-22 Introït
Pósui adiutórium in poténte, et exaltávi eléctum de plebe mea : óleo sancto meo unxi eum ; manus enim mea auxiliábitur ei, et bráchium meum confortábit eum. J’ai accordé mon appui à ce chef. Je l’ai consacré de mon onction sainte, ma main lui portera secours et mon bras le soutiendra.
Ibid., 1
Misericórdias Dómini in ætérnum cantábo. Je chanterai éternellement les bontés de Dieu.
V/.Glória Patri.
Oratio. Collecte
Deus, qui beátum Sigisbértum, Confessórem tuum, de terréno regno ad cæléstis regni glóriam transtulísti : eius, quǽsumus, méritis et intercessióne, Regis regum Iesu Christi Fílii tui fácias nos esse consórtes. Seigneur Dieu, vous avez fait passer saint Sigisbert de la royauté terrestre à la gloire du Royaume des cieux ; nous vous en prions : par ses mérites et son intercession, faites-nous partager la royauté de Jésus-Christ votre Fils, le Roi des rois.
Extra Civitatem, fit Commemoratio S. Ignatii, Ep. et Mart. En dehors de Nancy, on fait Mémoire de St Ignace, Evêque et Martyr.
Lectio libri Sapiéntiæ Lecture du Livre de la Sagesse
6,10-22
Ad vos, reges, sunt hi sermónes mei, ut discátis sapiéntiam et non excidátis. Qui enim custodíerint justa juste, justificabúntur, et qui didícerint ista, invénient quid respóndeant. Concupíscite ergo sermónes meos, dilígite illos, et habébitis disciplínam. Clara est et quæ numquam marcéscit sapiéntia, et fácile vidétur ab his qui díligunt eam, et invenítur ab his qui quærunt illam. Præóccupat qui se concupíscunt, ut illis se prior osténdat. Qui de luce vigiláverit ad illam, non laborábit : assidéntem enim illam fóribus suis invéniet. Cogitáre ergo de illa, sensus est consummátus : et qui vigíláverit propter illam, cito secúrus erit. Quóniam dignos se ipsa círcuit quærens, et in viis osténdit se hiláriter, et in omni providéntia occúrrit illis. Inítium enim illíus veríssima est disciplínæ concupiscéntia. Cura ergo disciplínæ, diléctio est ; et diléctio, custódia legum illíus est ; custodítio autem legum, consummátio incorruptiónis est ; incorrúptio autem facit esse próximum Deo. Concupiscéntia ítaque sapiéntiæ dedúcit ad regnum perpétuum. Si ergo delectámini sédibus et sceptris, o reges pópuli, dilígite sapiéntiam, ut in perpétuum regnétis. C’est pour vous, Rois, que je fais ce discours. Apprenez la sagesse et ne tombez pas. Car ceux qui gardent saintement les choses saintes seront sanctifiés. Ceux qui en auront été instruits trouveront à se défendre. Désirez donc mes paroles, aimez-les et vous aurez une règle de conduite. La Sagesse est radieuse et ne peut se flétrir ; elle se laisse facilement contempler par ceux qui l’aiment et trouver par ceux qui la recherchent. Elle prévient elle-même ceux qui la désirent et se manifeste la première à leurs regards. Celui qui se lèvera le matin pour l’acquérir ne se fatiguera point, il la trouvera assise à sa porte. Penser à elle, c’est la perfection de la prudence et lui consacrer ses veilles, c’est être bientôt sans soucis. Elle va partout chercher ceux qui sont dignes d’elle, sur les sentiers elle leur montre un visage riant, elle va à leur rencontre pleine de prévenances. Car aspirer vraiment à régler sa vie, c’est le commencement de la Sagesse, suivre une règle de vie c’est aimer la Sagesse, et l’aimer c’est garder ses lois. La garde des lois, c’est la garantie de la pureté ; la pureté nous rapproche de Dieu. Le désir de la Sagesse nous conduit au règne éternel. Si donc, rois du peuple, vous tenez aux trônes et aux sceptres, aimez la Sagesse pour régner à jamais.
Graduale. Eccli. 45, 29-30 Graduel
In bonitáte et alacritáte ánimæ suæ, plácuit Deo pro Israel ; ídeo státuit illi testaméntum pacis, príncipem sanctórum et gentis suæ. Dans la droiture et l’ardeur de son âme il plut à Dieu, au nom d’Israël. C’est pourquoi le Seigneur a conclu avec lui un pacte d’amitié, il en a fait le chef spirituel et temporel.
V/. Act. 13, 22 Huic Deus testimónium pérhibens dixit : Inveni virum secúndum cor meum. V/. Dieu lui a rendu témoignage en disant : « J’ai trouvé un homme selon mon cœur.
Allelúia, allelúia. V/. Sap. 4, 13. Consummátus in brevi, explévit tempora multa. Allelúia. Allelúia, allelúia. V/. Parvenu si rapidement au terme de sa vie, il a pourtant rempli une longue carrière. Alléluia !
Post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur Après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit :
Tractus. Ps 20, 3-4 Trait
Desíderium ánimæ eius tribuísti ei, et voluntáte labiórum eius non fraudásti eum. Tu as répondu au désir de son coeur, tu n’as pas rejeté le souhait de ses lèvres.
V/. Quóniam prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis. V/. Tu lui destines bénédictions et bienfaits.
V/. Posuísti in cápite eius corónam de lápide pretióso. V/. Tu mets sur sa tête une couronne d’or.
Tractus. Ps. 88, 25 & 28. Autre Trait donné par le graduel propre
Véritas mea et misericórdia mea cum ipso : et in nómine meo exaltábitur cornu eius. Ma vérité et ma miséricorde sont avec lui ; et en mon nom, sa puissance sera exaltée.
V/. Et ego primogénitum ponam illum excelsum præ régibus terræ. V/. Et je placerai sa descendance au dessus de tous les rois de la terre.
In missis votivis tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur Aux messes votives pendant le temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit
Allelúia, allelúia. V/. Sap. 4, 13 Consummátus in brevi, explévit témpora multa. Allelúia. Allelúia, allelúia. V/. Parvenu si rapidement au terme de sa vie, il a pourtant rempli une longue carrière. Alléluia !
V/. Prov. 31, 20 Manum suam apéruit ínopi, et palmas suas exténdit ad páuperem. Allelúia. V/. Il a ouvert sa main à l’indigent, et ses paumes, il les a étendues vers le pauvre. Alléluia.
Sequentia ad libitum Séquence facultative
1. Austrásiæ quis náscitur
Infans ? aquis lustrálibus
Sentit piándus iam Deum ;
Linguam jam Deo cónsecrat. 2. Qui régium tingit sacris
Prophéta lymphis párvulum,
Ægris ovans mortálibus
Cæléste munus núntiat.
3. Nec verba fallunt : moxthrono
Sedet paréntis : ássidet
Huic semper aulæ se novam
Miráta virtus hóspitem.
4. Arís honos et légibus
Resúrgit : inférnæ procul
Fugire pestes, e polo
Descéndit ætas áurea.
5. Pacem foves, Rex óptime,
Civémque mavis únicum
Servásse, mille quam tibi
Lauros cruéntas néctere.
6. Te vincis ipsum ; régios
Fastus, iuvéntæ tu domas
Ebulliéntis ímpetus :
Tales triúmphi te juvant.
7. Rexsancte,gentem réspice ;
Tales, supérnis sédibus,
Nobis, apud Deum potens,
Tales triúmphos ímpetra. Amen. (Allelúia.)
1. Que sera ce fils de Lorraine ?
Déjà dans les eaux du baptême
Il reconnaît Dieu et l’adore,
Il lui consacre sa parole.
2 Le saint prophète qui baptise
Des eaux sacrées l’enfant royal
Annonce la gloire céleste,
Joyeux, aux hommes dans la peine.
3 Ces paroles ne trompent pas ;
Sur le trône de ses parents,
Il siège, et la vertu l’assiste,
S’étonnant d’habiter la Cour.
4 L’honneur des lois et de l’autel
Retrouve une nouvelle vie ;
L’épidémie d’enfer s’enfuit,
Et l’âge d’or descend du ciel.
5 Roi très bon, tu chéris la paix !
A voir mille de tes sujets
Te dresser de sanglants lauriers,
Tu préfères qu’un seul soit sauf.
6 Tu sais te vaincre toi-même,
Tu réduis les fastes royaux,
Tu domptes ta jeunesse ardente,
Et cette victoire te plaît.
7 Roi saint, considère ton peuple
Et, de ton trône dans le ciel,
Réclame du Dieu tout-puissant
Pour nous une égale victoire. Amen. Alléluia !
+ Sequéntia sancti Evangélii secundum Lucam. Lecture du Saint Evangile selon saint Luc.
19,12-19.
In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis parábolam hanc : Homo quidam nóbilis ábiit in regiónem longínquam accípere sibi regnum et revérti. Vocátis autem decem servis suis, dedit eis decem mnas, et ait ad illos : Negotiámini dum vénio. Cives autem eius óderant eum : et miserunt legatiónem post illum, dicéntes : Nólumus hunc regnáre super nos. Et factum est ut redíret, accepto regno, et iussit vocári servos quibus dedit pecúniam, ut sciret quantum quisque negotiátus esset. Venit autem primus, dicens : Dómine, mna tua decem mnas acquisívit. Et ait illí : Euge, bone serve ; quia in módico fuísti fidélis, eris potestátem habens super decem civitátes. Et alter venit, dicens : Dómine, mna tua fecit quinque mnas. Et huic ait : Et tu esto super quinque civitátes. En ce temps-là, Jésus proposa un jour cette parabole à ses disciples : « Un prince allait partir dans un pays lointain pour s’y faire nommer roi, et revenir avec ce titre. Il appela dix de ses serviteurs et répartit entre eux dix pièces d’or. « Faites-les valoir jusqu’à mon retour », leur dit-il. Mais les gens de son pays le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une ambassade chargée de dire : « Nous ne voulons pas qu’il soit notre roi. » Mais finalement il revint, investi de la royauté ; et il fit appeler les serviteurs à qui il avait confié l’argent pour savoir comment chacun l’avait fait valoir. Le premier se présenta en disant : « Seigneur, ta pièce d’or en a rapporté dix. » Le roi répondit : « C’est bien ! bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en des affaires modestes, tu recevras le gouvernement de dix villes. » Puis vint le second qui déclara : « Ta pièce d’or, Seigneur, en a rapporté cinq. » A celui-ci il répondit : « Toi, tu auras le gouvernement de cinq villes. »
Credo in Civitate.
Ant. ad Offertorium. Eccli. 48, 4 et 14-15 Offertoire
Amplificátus est in mirabílibus suis : et quis potest simíliter sic gloriári ? Mórtuum prophetávit corpus ejus : in vita sua fecit monstra, et in morte mirabília operátus est. Ses miracles l’ont rendu célèbre ; qui peut se vanter d’être semblable à lui ? Dans son tombeau son corps prêche encore. Pendant sa vie il a fait des prodiges et dans la mort il a fait des miracles.
Secreta. Secrète
Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, sicut beátus Sigisbértus, spretis mundi oblectaméntis, soli regi Christo placére stúduit, ita nos, nugacitáte relícta, te solum pura mente sectémur. Dieu tout-puissant, comme le roi saint Sigisbert, méprisant les richesses de ce monde, s’appliqua à ne plaire qu’au seul Roi, le Christ, nous vous en prions, faites que nous renoncions aux choses vaines, et que nous vous suivions d’un cœur pur, Vous le seul vrai Dieu.
Ant. ad Communionem. 2 Paral. 17, 4-5 Communion
Perréxit in præcéptis Dei ; confirmávit Dóminus regnum in manu ejus, factǽque sunt ei infinítæ divítiæ et multa glória. Il fut fidèle aux commandements de Dieu ; le Seigneur affermit la royauté entre ses mains, et il eut richesses et gloire en abondance.
Postcommunio. Postcommunion
Deus, qui beátum Sigibértum grátiæ tuæ ubertáte prævenísti, et illécebras sǽculi superáre fecísti ; fac nos, per sacraménta quæ súmpsimus, ejus imitatióne, mundi hujus blandiménta vitáre, et ad te puris méntibus perveníre. Dieu, qui avez voulu combler saint Sigisbert de votre grâce pour le faire triompher des tentations de ce monde, faites que par ce Sacrement que nous avons reçu, nous puissions, à son exemple, repousser les attraits de ce monde et venir à vous dans la pureté de notre cœur.
In Diœcesi Sancti Deodati

Dans le Diocèse de St Dié

die 3 Februarii le 3 février
SANCTI SIGISBERTI SAINT SIGISBERT
Regis et Confessoris Roi et Confesseur
III classis (ante CR 1960 : duplex) IIIème classe (avant 1960 : double)
Missa ut supra, omittitur Sequentia, dicitur præfatio Communis. Messe comme au dessus à Nancy, on met la séquence et on dit la préface Commune.
Et fit Commemoratio S. Blasii, Ep. et Mart. Et on fait Mémoire de St Blaise, Evêque et Martyr.

Saint-Sigisbert-Sculpture-façade-Notre-Dame-de-L'Annonciation-de-Nancy.jpgStatue de Saint Sigisbert (cathédrale de Nancy)

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21 réflexions sur “Saint SIGISBERT, Roi d’Ostrasie (francie orientale), patron de la Ville de Nancy (Lorraine) ET père du Roi Saint DAGOBERT d’Ostrasie.

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