LE 06 JANVIER (mise à jour : 16/01/2017)

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

le 06 janvier, on fête l’Épiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ ou manifestation de sa Royauté et de sa Divinité par trois événements :

  • l’adoration des rois mages.
  • Le baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le Jourdain; Notre Seigneur qui est celui qui donne et reprend les trônes, a voulu que les signes de son baptême se retrouve dans celui du roi Clovis, nouveau Constantin et Lieutenant de Notre-Seigneur Jésus-Christ.  En effet, l’archevêque Hincmar de Reims nous rappelle que cet événement historique   fut accompagné du miracle de la Colombe, de la Sainte Ampoule, de la voix venant des cieux; véritable tournant pour l’histoire de l’Europe.
  • la célébration du 1er  miracle de Notre Seigneur Jésus-Christ : la transformation de l’eau en vin, aux noces de Cana.

le 06 janvier, on fête aussi :

Les trois rois mages : Saint Melchior (Europe) qui apporte l’or pour le Grand Roi, Gaspard (Asie) qui apporte l’encens pour le Dieu fait homme, Balthazar (Afrique) qui apporte la myrrhe pour la Victime immolée sur le calvaire.

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blasons des trois rois mages

On raconte que le premier, Melchior, âgé et la peau claire, offrit l’or ; le second, le jeune Gaspard à la peau rouge, apporta l’encens ; le troisième, Balthazar, d’âge moyen et la peau sombre, donna la myrrhe.

Ils symbolisaient les trois continents connus au Moyen Âge : le blanc pour l’Europe, le rouge pour l’Asie et le noir pour l’Afrique.

Les présents correspondaient à trois éléments très importants : l’or, métal précieux et royal, l’encens réservé au culte divin, et la myrrhe, plante essentielle pour soigner et embaumer.

Leurs pays d’origine étaient supposés être la Perse, l’Inde et l’Arabie, mais on rencontre aussi les royaumes de Saba (Yémen ou Éthiopie), de Tarse (Turquie) et d’Arabie…

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On trouve aux VIIIe-IXe siècle, dans le traité Excerpta et Collectanea :

Magi sunt, qui munera Domino dederunt : primus fuisse dicitur Melchior, senex et canus, barba prolixa et capillis, tunica hyacinthina, sagoque mileno, et calceamentis hyacinthino et albo mixto opere, pro mitrario variae compositionis indutus : aurum obtulit regi Domino. Secundus, nomine Caspar, juvenis imberbis, rubicundus, mylenica tunica, sago rubeo, calceamentis hycinthinis vestitus : thure quasi Deo oblatione digna, Deum honorabat. Tertius, fuscus, integre barbatus, Balthasar nomine, habens tunicam rubeam, albo vario, calceamentis milenicis amictus : per myrrham Filium hominis moriturum professus est. Omnia autem vestimenta eorum Syriaca sunt (cité ici dans l’article de B. M. Metzger, « Names for the nameless in the new testament », 1980, p. 23-45).

Ce qu’on peut traduire par : « Le premier des Mages s’appelait Melchior, c’était un vieillard à cheveux blancs et à longue barbe. Il offrit l’or au Seigneur en tant que symbole de Royauté. Le second, nommé Gaspard, jeune, imberbe et rouge de peau, offrit à Jésus l’encens, comme hommage à sa Divinité. Le troisième, au visage sombre et barbu, s’appelait Balthazar ; la myrrhe, entre ses mains, était là pour rappeler que le Fils de l’homme devait mourir. ».

Plus tard, vers 1261-1266, Jacques de Voragine a compilé, en latin, la majorité des écrits qui avaient servis à illustrer la vie de Jésus-Christ et celle des saints (La Légende dorée), depuis la naissance du christianisme. Dans la rubrique sur l’Épiphanie, il indique :

« Donc, treize jours après la naissance du Christ, trois mages vinrent à Jérusalem. Leurs noms étaient, en latin, Appellius, Amérius et Damascus ; en hébreu, Galgalat, Malgalath et Sarathin ; en grec, Gaspard, Balthasar et Melchior. Ces trois mages étaient des sages, et en même temps des rois ; car le mot mage, qui signifie imposteur et sorcier, a aussi le sens de « homme très savant« . […]
Entrés dans la crèche, et y ayant trouvé l’enfant avec sa mère, les mages se mirent à genoux, et offrirent, en présent, de l’or, de l’encens, et de la myrrhe. […]
Ayant adoré l’enfant Jésus, les mages, qu’un songe avait avertis de ne point retourner auprès d’Hérode, s’en revinrent dans leur pays par un autre chemin. Leurs corps furent retrouvés par Hélène, mère de Constantin, qui les transporta à Constantinople. Plus tard, saint Eustorge les transporta à Milan, dont il était évêque, et les déposa dans l’église qui appartient aujourd’hui à notre Ordre des Frères prêcheurs. Mais lorsque l’empereur Henri [=Frédéric Barberousse] s’empara de Milan, il fit transporter les corps des mages, par le Rhin, à Cologne, où le peuple les entoure d’une grande dévotion.« 

Dans le chœur de la cathédrale de Cologne (Köln), on trouve une châsse en or contenant les reliques des trois rois, d’où l’appellation au Moyen Âge des « trois rois de Cologne ».

L’archevêque Rainald de Dassel transfère en 1164 les reliques des Rois mages vers Cologne. Cologne devient alors l’un des plus importants lieux de pèlerinage du monde chrétien. Les nombreux autres saints venant de Cologne, parmi lesquels sainte Ursule et saint Géréon, font que Cologne porte le titre de « Sancta » (sainte) dans le nom de la ville depuis le XIIe siècle, à l’image de Jérusalem, Constantinople et Rome. Le titre complet de Cologne est Sancta Colonia Dei Gratia Romanae Ecclesiae Fidelis Filia. (par ailleurs, Cologne était l’une des villes les plus importantes de la Germania romaine puis de l’ancien royaume mérovingien d’Ostrasie).

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Blason de l’archevêché de Cologne

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Châsse des Rois Mages dans le chœur de la cathédrale de Cologne

565px-koln_dreikonigsschreinPignon central. En haut, le Christ entouré d’anges. En bas, la Vierge avec à droite la Baptême, à gauche les Rois Mages et Othon IV en procession.

 800px-dreikonigenschrein_koeln_und_altarPrésentation de la châsse au-dessus de l’autel (en 2010).

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L’Église Cathédrale Saint-Pierre et Sainte-Marie de Cologne (Hohe Domkirche St. Petrus). C’est grâce à sa taille gigantesque qu’elle doit sa réputation. En effet, elle dépasse les 400 000 m3 de volume. Avec ses 157 mètres de haut et ses 533 marches, elle est la deuxième plus haute église d’Allemagne et du monde pour ses tours, après l’Église principale d’Ulm. Elle est également la troisième plus vaste cathédrale de style gothique (après la cathédrale de Séville et le dôme de Milan). L’énorme façade ouest avec les deux tours, de plus de 7 100 m2, n’a pour l’instant été dépassée nulle part ailleurs dans le monde.

C’est le monument le plus visité d’Allemagne, avec 5 millions de visiteurs en 2001 et 6 millions en 2004, venus du monde entier.

Elle possède également 11 cloches, dont la fameuse cloche Saint Pierre (St. Petersglocke) qui est la plus grosse cloche en lancer franc au monde. Elle fut fondue en 1923 par les ateliers de fonderie Heinrich Ulrich. Sa masse est de 24 tonnes (24 = 8+8+8 = 3 x 8 ; 8 = chiffre du Verbe Incarné, 3 = chiffre de la Sainte-Trinité); diamètre : 3.22 m, note DO2 (fréquence : 130,813 Hz)

Sur les 11 onzes cloches, il y en a trois spécialement dédiées aux Rois mages « die Dreikönigenglocke »  de 1880 : 1,74 m pour 3 800 kg, en SI(2) (fréquence : 246,942 Hz ) .

Est-ce un hasard si le démon choisit l’archevêque de Cologne, le cardinal Joseph Frings, (moderniste patenté, admirateur du théologien super moderniste Karl Ranner), comme chef de la conspiration des évêques et cardinaux modernistes lors du conciliabule Vatican II ? Rappelons que Frings avait pour théologien particulier un autre admirateur de l’hérétique Ranner, l’idôle des catholiques libéraux pseudo-traditionnalistes : Joseph Ratzinger.

O SAINTS ROIS MAGES DÉLIVREZ S’IL VOUS PLAÎT, PAR VOTRE INTERCESSION, LES FILS DE SEM, CHAM ET JAPHET ET TOUS LES MALHEUREUX FOURVOYÉS DANS L’ÉGOUT COLLECTEUR DE TOUTES LES HÉRÉSIES : LE MODERNISME, TANT DE FOIS CONDAMNÉ ; O SAINTS ROIS MAGES, PAR VOTRE INTERCESSION, DÉLIVREZ-NOUS DE LA FAUSSE PHILOSOPHIE, DE LA FAUSSE RELIGION MODERNISTE QUI DÉTRUIT L’INTELLIGENCE, TUE L’ÂME FAITE À L’IMAGE DE DIEU ET COUPE LA CRÉATURE DE SON CRÉATEUR !

Héraldique :

Les Rois-mages reçurent, comme d’autres personnages fameux, des armoiries légendaires  et furent alors mentionnés dans les armoriaux de toute l’Europe.

 Il est intéressant de noter quelle figure a été choisie en fonction de quel personnage et de quelle zone géographique.

• 1370-1386, Wapenboek Gelre, Belgique (= GEL)067_roi-mages_rev

Jaspar, Melchior, Balthasar,
Wapenboek Gelre, f°28v? (©Bibliothèque royale de Belgique) 

 Gaspard porte « d’azur au croissant tourné d’or adextré d’une étoile du même« , Melchior « d’azur à six étoiles d’or, 3, 2 et 1 » et Balthazar « d’or au Maure vêtu de gueules, tenant un pennon »

• 1379-1389, Wappenbuch « Von den Ersten », Allemagne (Codex Seffken  B.109) (= ERS)

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«Caspar, Melchyor, [Baltazar]», Wappenbuch « Von den Ersten », f°41v
(©Universitäts- und Landesbibliothek, Düsseldorf)

 Il est à noter que, si le cimier de Balthazar est bien dessiné, son nom et son écu ont été oubliés.

• 1450, Armorial général dit Coislin-Séguier (BNF Ms Fr 18651), France

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«Lez armes des trois Roys : Gaspar, Melchior, Balthasar»,
Armorial général dit Coislin-Séguier, f°1r (©BNF)

• 1452-1459, Hans Ingerams Wappenbuch (= Wappenbuch des Hz. Albrecht von Österreich = Ingeram Codex = Codex Cotta), Allemagne (= ING)

hans-ingerams-fxiii_p55«das sind die dry heilgen küng : casper, melchor, baltasar»,
Hans Ingerams Wappenbuch, f°XIII ou page 55 (©Wikimedia Commons)

• 1466-1470, Haggenberg Wappenbuch (CSG 1084), Suisse (= SGH)1466-70_haggenberg_csg-1084_016Casper, Palttaser, Mölkior,
 Haggenberg Wappenbuch, f°016 (©Stiftsbibliothek St. Gallen)

Les emblèmes restent les mêmes. Le champ de l’écu de Melchior devient rouge. Gaspard porte « d’azur au croissant tourné d’or adextré d’une étoile, le tout d’or« , Balthazar « d’or à un Maure tenant de la dextre une bannière et de la senestre un écu, le tout de gueules » et Melchior « de gueules à sept étoiles d’or (1, 2, 1, 2, 1) »

• 1475, Wernigeroder Wappenbuch, Allemagne (BSB-Hss Cod.icon. 308 n)1475v_wernigeroder-wappenbuch-f7r_liteCaspar von Arabia, Balthazar von Tarse, Merchior von Saba,
Wernigeroder Wappenbuch, f°7r (©BSB, Allemagne)

Les emblèmes sont repris assez fidèlement mais avec d’autres attributions : Gaspard a l’écu de Melchior, Balthazar celui de Gaspard et Melchior celui de Balthazar.

• 1483-1494 & 1602, Grünenberg Wappenbuch, Allemagne (BSB Cgm 145 & BSB-Hss Cgm 9210), Allemagne (= GRU)gruenenberg-59-68— 1483-1494, « de sable au croissant d’argent/, surmonté d’une étoile d’or »,
Grünenberg Wappenbuch, p. p. 59, copie contemporaine de l’original (©BSB) ; Nouvelle illustration : « de sable au croissant surmonté d’une étoile, le tout d’or »
Grünenberg Wappenbuch, 1602, p. 68, copie postérieure (©BSB)

 Les deux illustrations correspondent à la page XXXV de l’original, item 329 qui a pour légende : Thaussanÿ dz Kungrich dannen der hailgen dri Kung ainer wz Baltissar gehort undern Kan, Thaussany, royaume non identifié dont serait originaire Balthazar. Dans la réédition de 1602, le croissant a retrouvé sa couleur or, qu’il avait dans les autres armoriaux.

• 1509, Livro do Armeiro-Mor, Portugal (= LAM)lam_049_rei-de-clavomnia_1509Armas do Rei de Clavomnia [Rois de Cologne],
Livro do Armeiro-Mor, f°49 (©Arquivo Nacional Torre do Tombo)

• vers 1525, Wappenbuch, Allemagne (BSB Cod.icon. 392 d)bsb-cod-icon-392d_f3_image89«Die heiligen 3 küng – Küng Caspar von Arabia, Küng Melchior von Codobia,
Küng Balthasar von Thrasis», Wappenbuch, f°3 = image 89 (©BSB)

• vers 1530, Sammelband mehrerer Wappenbücher, Allemagne (BSB Cod.icon. 391)sammelband_f5v«die haylligen dry künig der ?? : Caspar, Baltasar, Mellicher»,
Sammelband mehrerer Wappenbücher, f°5v (©BSB)

sammelband_f129r-130r«Jasper, Melchior, [Bal]thazar»,
Sammelband mehrerer Wappenbücher, f°129r et 130r (©BSB)

• 1542, Heraldic manuscrit emblazoned by Sir David Lyndsay of the Mount, Lyon King of Armes, Écosse :

balthasar-gaspar-melchior-lyndsay-of-the-mount_1542The armys off the thre kyngis off the Orient, quhilkis maid the first offerent
till our saluatour Crist Jesu, callit the thre kingis off Collene.
4. Balthasar Kyng off Saba [image absente de la numérisation, re-trouvée sur Facebook] ;
5. Gaspar kyng off Tharse [p. 40] ;
6. Melchior Kyng off Araby [p. 44],
images tirées du fac-similé fait en 1822 par W.H. Lizars

• 1555,  Solis (Virgil), Wappenbüchlein, Allemagne1555_virgil-solis_wappenbuchlein_three-kings-1Die Heilige drey Khunig, Caspar, Balthaser, Melcher,
Solis (Virgil), Wappenbüchlein, p. 13 (©HEIDI – HEIDI VD16 S 6978).

La couleur du champ des deux premiers écus est déroutante : pas franchement rouge, plutôt brun clair ce qui n’est pas une couleur héraldique courante. Les emblèmes sont à nouveau mélangés (écu de Melchior pour Gaspard, celui de Gaspard pour Balthazar et celui de Balthazar pour Melchior). Les écus sont surmontés de très belles couronnes, finement dessinées et toutes trois différentes.

0299r_rois-magesDie Heilige drey Khunig, CasparBalthaserMelcherNouvelle illustration
Solis (Virgil), Wappenbüchlein, f°299r (©Library of Congress – Copy 2 Rosenwald 697).

• vers 1558, Universeel wapenboek, Pays-Bas (KIK-IRPA Ms 20013031)universeel-wapenbook_km1014«Le bon gaspar de Tarse en orient qui offryt a notre Sr lor portoit telz armes»
«Le bon melchior de nubie qui offry a notre Sr mirre portoit telz armes»
 «Le bon baltazar de cale ou da[n]cale qui offryt a notre Sr l’enchens portoit telz armes»,
Universeel wapenboek, cliché km1014 (©KIK-IRPA)

Les armes des Rois mages n’ont pas été figées autant qu’on aurait pu l’imaginer. Ils ont parfois été représentés tous les trois sur le même écu comme c’est le cas dans le Livro do Armeiro-Mor.

Quand ils portaient des armoiries différenciées, les représentations étaient assez fidèles d’un armorial à l’autre, comprenant l’écu aux multiples étoiles, l’écu à la lune accompagnée d’une étoile et l’écu au Maure (habillé ou non), tenant une bannière et un écu (parfois armorié). Le problème est que les noms ne correspondaient pas toujours aux mêmes illustrations…

La tradition donnait l’écu avec un Maure à Balthazar, l’écu avec lune et étoile à Gaspard, et l’écu semé d’étoiles à Melchior, mais l’ordre des noms a souvent été bousculé…

Les étoiles rappellent que certaines légendes ont fait voyager les Rois mages, durant leur chemin de retour, jusqu’à la ville des Baux de Provence où Balthazar est dit avoir été à l’origine de la grande famille Des Baux.

On remarquera que l’écu possédant l’étoile à six branches rayonnante avec la Lune , correspond au roi d’Arabie : Gaspard. Cet écu n’est pas sans nous rappeler l’emblème mahométan du croissant de Lune avec l’étoile à cinq branches. Est-ce un hasard qu’il y ait  une ressemblance ainsi entre ces deux emblèmes ? Est-ce un hasard que Le démon, avec la permission de Dieu (permission ne veut pas dire approbation) a suscité en Arabie l’infâme Antichrist Mahomet, du pays d’origine des rois mages, ou tout au moins du roi Gaspard. Ces derniers ont témoigné et  déclaré les premiers, à la face des nations la royauté sociale, politique et universelle de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Satan a donc suscité un anti-roi mage dans la personne de cet antichrist Mahomet (à l’instar de l’exterminateur Luther) pour établir sur la Terre la plus terrible secte antichrist en mesure de persécuter de la manière la plus sanglante et cruelle, l’Unique et véritable Église du vrai Dieu Un et Trine.

O SAINTS ROIS MAGES, DÉLIVREZ S’IL VOUS PLAÎT PAR VOTRE INTERCESSION, LES FILS D’ISMAËL ET LES PAUVRES MAHOMÉTANS VICTIMES DE L’HORRIBLE TYRANNIE  DU MAHOMÉTISME, QUI AVILIT  L’ÊTRE HUMAIN, QUI AVILIT L’INTELLIGENCE , TUE L’ÂME FAITE À L’IMAGE DE DIEU ET COUPE LA CRÉATURE DE SON CRÉATEUR !

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• Quelques références complémentaires
La BIBLE d’Osty, 1973, éditée par E. Osty et J. Trinquet, Paris, Le Seuil.
— HORSTMANN (Hans), 1969, Die Wappen der heiligen drei Könige, Kölner Domblatt : Jahrbuch des Zentral-Dombau-Vereins 30(1969) : 49-66.
— METAGER (B. M.), 1980, Names for the nameless in the new testament, New Testament Studies: Philological, Versional, and Patristic 10:23-45.
— VORAGINE (Jacques de), 1998, La Légende dorée, traduit du latin par Teodor de Wyzewa, Paris, Le Seuil (Points Sagesses 137), 768 p.

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Le 06 janvier, c’est aussi la naissance de :

Sainte Gertrude d’Helfta, dite Gertrude la Grande :

Sainte Gertrude d’Helfta, encore appelée Gertrude la Grande, est née le 6 janvier 1256 à Eisleben* (Thuringe) et morte le 17 novembre 1301 ou 1302. Figure majeure de la Mystique rhénane, cette moniale cistercienne est la première vierge connue initiatrice d’une dévotion spéciale au Sacré-Cœur.

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* La plus ancienne zone de la commune actuelle de Eisleben (Thuringe) est la localité de Osterhausen, citée pour la première fois en 777, dans un acte écrit où Charlemagne donne la chapelle/église de Osterhausen à l’abbaye bénédictine de Hersfeld (au nord de la rivière Fulda). « Osterhausen signifie en francique :  « maison(s) de l’est ou d’orient » et en allemand actuel : « maison(s) de Pâques« )

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 C’est aussi dans cette ville de Eisleben qu’est né et mort l’exterminateur Luther; homme choisit par le démon pour anéantir l’héritage de la papauté (l’Europe et le monde) et celui des rois et empereurs francs très chrétiens (l’Europe).

D’ailleurs cette ville s’appelle également en allemand : « Lutherstadt Eisleben« 

Le diable qui est un pur esprit doté de toutes ses facultés naturelles, quoique ayant perdu pour toujours l’état de Grâce, dispose encore d’une intuition suffisamment puissante pour discerner des bribes probables de l’avenir … Cela n’est probablement pas un hasard s’il a choisit cet endroit pour y poser le « Béthléem » du Luthérianisme/protestantisme, où naquit et mourut l’antichrist Luther. Ce choix ne fut  pas un hasard alors que, au commencement, le jeune  Luther reçut le baptême dans les fonds baptismaux de  l’église dédiée à Saint Pierre et Saint Paul et que plus tard, dans son audace impie, il osa encore « prêcher » dans cette ville, une dernière fois avant sa mort, dans une église dédiée à l’apôtre Saint André.

On peut rappeler que cette année 2017 que nous venons de commencer correspond aux 500 (5 x 100) ans de la naissance du luthérianisme.

Notre Dame qui a vaincu toutes les hérésies, doit aussi vaincre un jour prochain l’abomination du luthérianisme et ses ignobles avortons que sont la fausse philosophie et le modernisme.

Le 6 janvier, on célèbre également une autre sainte Gertrude :

la bienheureuse Gertrude van Osten († 1358)

béguine, près de Delft en Hollande. Le Jeudi Saint 1340*, elle fut marquée des stigmates du Christ, aux mains, aux pieds et au côté. Elle en demeura si faible que, durant les 18 dernières années de sa vie, elle ne pouvait se déplacer que difficilement. Elle meurt le 06 janvier 1358.

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* Durant l’année 1340, le roi d’Angleterre, Édouard III usurpe le titre de roi de France. La même année il anéantit la flotte de son rival, Philippe VI de Valois, dans le port flamand de L’Écluse, en aval de Bruges; il met le siège devant le ville de Tournai, mais échoua.

Hagiographie dans les petits bollandistes :

6 janvier GERTRUDE VAN OSTEN, Naquit en Hollande de parents pauvres. Au sortir de l’enfance, elle entra en service à Delft, pour subvenir à sa subsistance. Là elle fit la connaissance de deux autres jeunes domestiques, pieuses comme elle. Quand elles avaient des loisirs, les trois amies les employaient à chanter sur les ponts de la ville un pieux cantique. Elle avait été fiancée à un jeune homme qui bientôt après la délaissa pour une rivale plus heureuse. Notre Sainte rendit le bien pour le mal : ayant en effet appris que celle qui lui avait ravi le cœur de son fiancé était conduite aux portes de la mort par les douleurs de l’enfantement, elle obtint du ciel et sa délivrance et sa guérison. Elle se fît épouse de Jésus-Christ. Elle entra chez les Béguines et commença un genre de vie plus parfait encore que celui qu’elle avait mené jusque-là. Pauvre, elle se réduisit à mendier son pain par humilité plutôt que par nécessité. Ses besoins, du reste, se réduisaient à peu de chose, car de bonne heure elle fut favorisée d’extases célestes, et plus d’une fois elle resta six semaines de suite dans sa chambrette ravie au ciel, étrangère à la terre. Quand elle sortait, la bonne odeur de ses vertus la suivait. Elle se plaisait à visiter les servantes dont elle avait partagé la condition et à leur faire entendre des paroles de consolation autant que d’édification. Quand celles qu’elle engageait à mener une vie pure et fervente, lui disaient : « Comment faire pour vivre ? » elle leur répondait : « Pour servir Dieu, il suffit d’avoir de la bonne volonté et des doigts qui sachent tenir un fuseau ». Elle avait ainsi vécu sept ans dans les veilles et le jeûne. Le démon ne put voir sans jalousie une vertu si persévérante ; n’ayant pu troubler son esprit par des pensées et des images impures, il l’attaqua d’une manière sensible : il alla jusqu’à la dépouiller de son manteau, à la secouer violemment par les bras, à l’enlever dans les airs et à la laisser retomber. Mais le bras du Seigneur la soutenait dans ces chutes. Gertrude aimait passionnément les petits enfants ; une fois donc, le diable prit la figure d’un de ces anges de la terre et se présenta à elle tout En pleurs ; mais la servante de Dieu reconnut le piège et repoussa le tentateur. Elle s’exerçait tous les jours à méditer la Passion de Jésus-Christ et les principaux mystères de notre foi, selon l’ordre des temps où l’Église les célèbre. Elle se plaisait surtout à contempler Jésus dans les mystères de son enfance. Cette dévotion à la Sainte-Enfance que devait renouveler, trois siècles plus tard, la communauté des Carmélites de Beaune, qui devait recevoir tout son épanouissement au 19e siècle, lui valut les plus signalées faveurs du divin enfant. Et les prodiges succédaient aux prodiges dans cette humble existence qui ravissait d’admiration les chœurs des Anges. Le soir du jeudi saint de l’année 1340, elle était abîmée, avec Jésus à Gethsemani, dans la contemplation des souffrances de son Sauveur, lorsque tout à coup elle sentit cinq piqûres aux deux mains, aux deux pieds et au côté, puis un ruisseau d’un sang vermeil coula par ces cinq blessures : c’étaient les stigmates de sa Passion dont Jésus-Christ venait de marquer sa servante. Le lendemain et les jours suivants, le sang coula sept fois dans la même journée : le flux coïncidait avec les sept heures canoniales. Cette merveille attira un grand nombre de pèlerins et un plus grand nombre encore de curieux dans la cellule de la pauvre Béguine. Craignant donc qu’un sentiment de vaine complaisance ne se glissât dans son âme, elle pria son Seigneur et son Dieu de faire cesser ces visites, en lui retirant ces blessures sacrées. Notre-Seigneur l’exauça et il ne resta à Gertrude que l’empreinte des stigmates. Elle vécut encore dix-huit ans, à partir de ce moment ; mais son corps resta si faible qu’il lui fallait faire trois pauses pour se rendre de sa cellule à l’église. C’est dans la dernière période de sa vie qu’elle eut la prescience de l’avenir par exemple, d’une bataille livrée en 1351. Elle lisait dans les consciences et plus d’une fois elle se servit de ce don de claire vue pour ramener des pécheurs ou rassurer sur leur état des âmes nouvellement converties. Son confesseur — un saint homme — avait l’intention d’acheter une maison dans Delft : « Ne vous pressez pas, lui dit Gertrude, car il n’ira pas longtemps avant qu’il n’y ait ici beaucoup de maisons à vendre et à bon marché ». En effet, une année après la mort de la Sainte, Albert de Bavière vint mettre le siège devant cette ville et faire baisser le prix des immeubles. Au moment d’expirer elle s’écria : Mes soeurs, je vais à la maison. Comme on lui faisait observer qu’elle y était, elle répondit : « Ce n’est pas de celle-ci que je parle, mais de la maison dont les pavés sont d’or ».

GERTRUDE VAN OSTEN.pngPRODIGIUM SEXUS ISTIUS UTRUMQUE STUPENDUM! CUI SUFFRAGETUR PLURIMA CANA FIDES. UBERA GERTRUDI TURGESCUNT LACTE: CRUENTUS PESQUE MANUSQUE RUBENT STIGMATE, CHRISTE, TU

O bienheureuse vierge Gertrude d’Osten, durant ces dix-huit années, où vous portâtes les Sacrés Stigmates de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ; n’avez-vous pas mérité l’avènement et le triomphe de la vierge guerrière Sainte Jeanne d’Arc, c’est-à-dire celui de Jésus vrai Roi et vrai Maître des nations et des empires ?

O SAINTS ROIS MAGES, O SAINTES GERTRUDES, O SAINTE JEANNE D’ARC, DÉLIVREZ S’IL VOUS PLAÎT PAR VOTRE INTERCESSION, LES FILS DE JAPHET ET LES PAUVRES PROTESTANTS, DE L’HORRIBLE HÉRÉSIE  DU PROTESTANTISME, DU MODERNISME, DE LA FAUSSE PHILOSOPHIE, QUI AVILIT L’INTELLIGENCE , TUE L’ÂME FAITE À L’IMAGE DE DIEU ET COUPE LA CRÉATURE DE SON CRÉATEUR !

06 janvier, naissance de :

Sainte Jeanne d’Arc :

Apôtre du Christ-Roi des nations et sainte patronne principale de la France, est née le 06 janvier 1412 à Domrémy village du duché de Bar dont une partie relevait du royaume de France pour le temporel et de l’évêché de Toul pour le spirituel (actuellement dans le département des Vosges en Lorraine), et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession du royaume d’Angleterre.

Le village de Domrémy et le duché de Bar faisait jadis parti de l’ancienne Lotharingie carolingienne, dans l’ancienne zone géographique du royaume mérovingien d’Ostrasie.

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Est-ce un hasard si la Providence voulu que Sainte Jeanne d’Arc se munisse d’un glaive qui a jadis appartenu aux pipinnides/arnulfinges, ducs puis rois d’Ostrasie, de Neustrie, de Germanie, d’Aquitaine, de Bourgogne, d’Italie, puis empereurs du Saint Empire Romain et germain ?

En dehors du Baptême/Confirmation/Sacre de Clovis à Reims, le premier roi franc sacré dans un rite spécial, avec le Saint-Chrême fut le duc d’Ostrasie et maire du palais, Pépin le bref. Il fut sacré une première fois à Soissons par le légat du Pape et réformateur de l’Église du regnum francorum, le nouveau Saint Rémy des carolingiens et apôtre des germains : Saint Boniface de Mayence. Ce dernier sacra Pépin le Bref, d’après le rite en usage dans son Église maternelle, et reçut de lui le serment qui transformait pour jamais l’institution monarchique sur le continent européen.

Ce même Pépin le Bref, fut sacré une seconde fois le 28 juillet 754 par le pape Étienne II. Ses fils Carloman et Charles furent également sacrés rois ce jour-là :

Le dernier roi mérovingien, Childéric venait de mourir au monastère de Sithiu (Saint-Omer). Le souverain Pontife, au milieu des grands leudes, dans la basilique de Saint-Denis, oignit de l’huile sainte Pépin, ainsi que ses deux fils et sa femme. En bénissant les assistants, il leur fit défense, sous peine d’excommunication, de donner à l’avenir la couronne à aucun homme d’une autre lignée. Il conféra en même temps au roi et aux jeunes princes Charles et Carloman le titre de patrices des Romains, qui devaient les constituer protecteurs officiels de l’Église, et leur attribuait, dans l’État pontifical, la même juridiction et les mêmes charges qui incombaient, dans le royaume des franks, aux avoués (advocati) ou défenseurs militaires des domaines ecclésiastiques.

Créé par Constantin, le patriciat avait  eu ce caractère dès l’origine, ainsi que le montre la formule par laquelle les empereurs en donnaient l’investiture.  » Comme nous ne saurions, disait le monarque au titulaire, nous acquitter seul de la charge qui nous est imposée, nous vous accordons l’honneur de faire justice aux églises de Dieu et aux pauvres, vous souvenant que vous en rendrez compte au souverain Juge. »

Quant au premier monarque franc sacré à Reims : l’empereur et fils de Charlemagne, Louis le Pieux (Ostrasiens) en 816 (l’année 2016 fut d’ailleurs le 1200ème (12 x 100)  anniversaire de ce sacre historique, mais ignoré !), fut sacré par le pape Étienne.

Le premier monarque franc sacré à Reims avec l’huile de la Sainte Ampoule mélangée au Saint-Chrême le fut par l’évêque Hincmar de Reims, pour un roi carolingien.

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Le 06 janvier on fête aussi ces événements mémorables dans l’histoire de la Chrétienté :

6 janvier 754 Pépin le Bref reçoit le Pape Étienne II à Ponthion, près de Vitry-le-François.

Il est venu chercher l’alliance des Francs contre les Lombards qui menaçaient le pouvoir pontifical en Italie.

Le sacre de Pépin par le pape, la même année, à Saint-Denis, préfigure celui de Charlemagne comme empereur en l’an 800. L’accord de Ponthion est à l’origine de l’ascension de la dynastie carolingienne.

Il est probable que lors de cette entrevue, le pape montre à Pépin la donation de Constantin, par laquelle ce dernier aurait donné l’Italie au pape Sylvestre Ier avant son départ pour l’Orient. Pépin aurait promis de restituer ses droits à la république de Saint-Pierre :

« Pépin le Bref était à Thionville quand un messager accourut lui annoncer l’arrivée d’Étienne dans le royaume. Il dépêcha au-devant du pontife son fils Charles, au milieu d’un brillante escorte d’antrustions, et lui-même se rendit à la villa de Ponthion, pour y recevoir l’auguste visiteur. L’enfant royal, qui n’avait pas encore douze ans, fit cent milles (environ cent quarante-huit kilomètres) à la rencontre du cortège pontifical.

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Pépin, avec sa femme, ses autres enfants et toute la cour, vint l’attendre à la distance d’une lieue (trois milles). En abordant Étienne, il descendit de cheval et se prosterna humblement à terre, ainsi que sa famille et sa suite; puis il marcha à côté de l’écuyer du pape, comme pour lui servir de courrier (strator). Alors le souverain pontife se mit à célébrer à haute voix la gloire et les louanges infinies de Dieu, tout son clergé l’accompagna, et c’est au chant des hymnes et des cantiques qu’on entra dans le palais, le 06 janvier 754, jour de l’Épiphanie. »

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Le pape s’occupa dès le lendemain des négociations qui l’avaient amené en France. Mais cette fois les rôles étaient changés. Accueilli la veille comme chef de l’Église et par un de ses fidèles, avec la pompe due à son caractère sacré, il se présenta ensuite en suppliant devant le prince puissant, dont il sollicitait l’alliance. Il vint le trouver, à la tête de son clergé, sous la cendre et le cilice, et le conjura, en versant un torrent de larmes, de garantir la situation faite par les traités de paix au Saint Siège et à la République Romaine. Le traité invoqué par le pontife était évidemment celui qu’Aistulf (roi des Lombards) avait souscrit et presque aussitôt violé l’année précédente.

Le roi s’empressa de le relever, lui tendit la main et s’engagea par serment à lui procurer satisfaction. Peu confiant, d’ailleurs, dans l’efficacité de l’intervention toute pacifique qui lui était demandée, il promit d’user de tous les moyens en son pouvoir afin d’obtenir la restitution de l’exarchat de Ravenne et celle des territoires et des droits ravis à la république.

« On envoya sur-le-champ une ambassade prier Aistulf, au nom des bienheureux apôtres Pierre et Paul, de cesser ses incursions hostiles sur le territoire de Rome, et l’inviter, de la part du roi des Franks, à ne plus lever des tribu sur les Romains. »

En attendant le résultat des négociations, Pépin mena Étienne passer l’hiver à l’abbaye de Saint-Denis, près de Paris.

C’est là qu’un nouveau sacre confirma l’avènement au trône de la famille carolingienne.

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Le dernier roi mérovingien, Childéric venait de mourir au monastère de Sithiu (Saint-Omer). Le souverain Pontife, au milieu des grands leudes, dans la basilique de Saint-Denis, oignit de l’huile sainte Pépin, ainsi que ses deux fils et sa femme. En bénissant les assistants, il leur fit défense, sous peine d’excommunication, de donner à l’avenir la couronne à aucun homme d’une autre lignée. Il conféra en même temps au roi et aux jeunes princes Charles et Carloman le titre de patrices des Romains, qui devaient les constituer protecteurs officiels de l’Église, et leur attribuait, dans l’État pontifical, la même juridiction et les mêmes charges qui incombaient, dans le royaume des franks, aux avoués (advocati) ou défenseurs militaires des domaines ecclésiastiques.

Créé par Constantin, le patriciat avait  eu ce caractère dès l’origine, ainsi que le montre la formule par laquelle les empereurs en donnaient l’investiture.  » Comme nous ne saurions, disait le monarque au titulaire, nous acquitter seul de la charge qui nous est imposée, nous vous accordons l’honneur de faire justice aux églises de Dieu et aux pauvres, vous souvenant que vous en rendrez compte au souverain Juge. »

06 janvier 1017 (fête du millénaire, cette année 2017) : sacre du roi danois très chrétien, Knut le grand, le Charlemagne scandinave, comme roi d’Angleterre :

Par cela il devient maître d’un empire dominant la mer du nord et la Baltique.

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À la suite de la conquête de l’Angleterre par son père, le roi danois Knut le Grand établit en 1028 un royaume réunissant le Danemark, l’Angleterre et la Norvège. Fils d’un païen converti*, le roi Sven dit « barbe fourchue »,  il instaura « un impôt uniforme et perpétuel qui devait être levé chaque année à la louange et à la gloire du Dieu–Roi, le jour de la saint Pierre ». En 1027, il résolut d’aller en personne à Rome et partit en grand cortège, avec besace sur l’épaule et bâton à la main. À la fin de son pèlerinage, il adressa la lettre suivante à la nation anglaise :

Knut, roi d’Angleterre et de Danemark, à tous les évêques et primats, et à tout le peuple anglais, salut. Je vous fais savoir que je suis allé à Rome pour la rédemption de mes fautes et pour le salut de mes royaumes. J’avais fait vœu depuis longtemps de réaliser ce pèlerinage, mais j’en avais été empêché jusqu’ici par les affaires de l’État et d’autres obstacles. Aussi, je remercie très humblement le Dieu tout–puissant de ce qu’il m’a octroyé une fois en ma vie la grâce de visiter en personne ses très saints apôtres Pierre et Paul, et tous les saints qui ont leur habitation, soit au–dedans des murs, soit au–dehors de la cité romaine. Je me suis déterminé à ce voyage parce que j’ai appris, de la bouche des sages, que l’apôtre Pierre possède une grande puissance de lier et de délier, et qu’il est le porte–clés du royaume céleste ; c’est pourquoi j’ai jugé utile de solliciter spécialement sa faveur et son patronage.

Il s’est tenu ici, dans la solennité pascale, une grande assemblée d’illustres personnes, savoir : le pape Jean, l’empereur Kunrad et tous les premiers des nations depuis le mont Gargan jusqu’à la mer qui nous avoisine. Tous m’ont accueilli avec distinction et m’ont honoré de riches présents : j’ai reçu des vases d’or et d’argent, des étoffes et des vêtements de grand prix. Je me suis entretenu avec l’empereur, le seigneur pape et les autres princes sur les besoins de tout le peuple de mes royaumes, tant anglais que danois. J’ai tâché d’obtenir pour mes peuples, justice et sûreté dans leurs voyages à Rome, et surtout qu’ils ne soient plus dorénavant retardés dans leur route par les clôtures des monts, ni vexés par d’énormes péages. J’ai fait aussi mes plaintes au seigneur pape sur l’énormité des sommes d’argent exigées jusqu’à ce jour de mes archevêques quand ils se rendaient, suivant l’usage, auprès du siège apostolique, afin d’obtenir le pallium. Il a été décidé que cela n’aurait plus lieu à l’avenir.

(Augustin Thierry, Histoire de la conquête de l’Angleterre par les Normands, Éd. Furne et Cie, 1851)

Empire de Canut II de Danemark.PNGL’empire de Canut II de Danemark en 1028 (en rouge), ses vassaux (en orange) et alliés (en jaune)

* Sven Ier (vers 960 – 3 février 1014), dit à la barbe fourchue, est roi de Danemark et d’Angleterre, et suzerain de Norvège. En norrois, sa langue : Sveinn ; en anglais : Sven Otto Haraldsson ; en danois : Svend Tveskæg, initialement Tjugeskæg ou Tyvskæg ; en norvégien : Svein Tjugeskjegg ; en suédois : Sven Tveskägg ; en français Sven ou Svein ou Svend.

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La date de naissance de Svein est inconnue, mais on suppose qu’il est né avant que son père Harald Ier n’épouse la religion chrétienne, vers le début ou la moitié de la décennie 960. Selon la Jómsvíkinga saga, sa mère, Æsa-Saum c’est-à-dire Æsa l’Ourlet, était une femme d’origine modeste chargée de tenir compagnie à « Harald à la Dent bleue » , lors d’une banquet chez les Vikings de Jómsborg, à qui il laisse des présents. Lorsque cette dernière découvre sa grossesse elle fait part de l’identité du père de son enfant à Palna-Toki, le chef des Jomsvikings, qui aurait plus tard poussé Sven à se faire reconnaître de force comme héritier du roi. On raconte que lors de sa conversion, Svein prend le nom chrétien d’Otto en l’honneur de l’empereur Otton Ier du Saint-Empire romain germanique (couronné en 962).

Son surnom de « Barbe fourchue », probablement utilisé de son vivant, lui viendrait de sa moustache taillée en fourche (tjuge en vieux norvégien), alors particulièrement à la mode en Angleterre. En outre, il est le premier monarque danois à avoir fait frapper des pièces de monnaie à son effigie, sous l’inscription Zven, Rex ad Dener (Sven, roi des Danois).

Knut le Grand

(Knud den Store en danois, parfois Canut ou Knud en français, connu en anglais comme Cnut the Great ou, populairement, King Canute) est né en 994 ou 995 et mort le 12 novembre 1035. Il règne sur l’Angleterre à partir de 1016, ainsi que sur le Danemark à partir de 1018 et la Norvège à partir de 1028. L’empire qu’il s’est taillé à la pointe de l’épée s’étend ainsi sur les deux rives de la mer du Nord.

Il est le fils du roi Sven Ier barbe-fourchue (en danois Svend Tveskæg), qui a aussi la réputation d’avoir été membre des Vikings de Jomsborg, ordre militaire de mercenaires basé dans une forteresse se trouvant en Pologne actuelle. L’existence des Vikings de Jomsburg est encore sujet à controverse parmi les historiens.

La mère de Knut est Gunhild, antérieurement appelée Swiatoslawa, fille de Mieszko Ier de Pologne. Tandis que son père, Svend (ou Sweyn), reste toute sa vie païen, Knut est élevé par une mère chrétienne dont la propre mère a été retirée d’une institution religieuse, et mariée au premier duc de Pologne, Mieszko (ou Miraslav, Mieczyslaw), qui s’est ensuite converti au christianisme pour des raisons politiques (le prince Mieszko Ier christianise la Pologne après son mariage avec Dobrowa, mère de Swiatoslawa et de Boleslaw Chrobry).

Alors qu’il accompagne son père dans son invasion victorieuse de l’Angleterre en août 1013, Knut est proclamé roi par la flotte danoise, à la mort de Sweyn en février 1014. Mais il retourne au Danemark en avril 1014, lorsque le Witenagemot (conseil des sages) des nobles anglais restaure le roi destitué Æthelred II l’Irrésolu (Æthelred II the Unready).

Envahissant l’Angleterre une fois de plus (en août 1015), Knut mène une série de combats peu concluants contre les Anglais — menés par Æthelred, puis à partir d’avril 1016, par son fils Edmond II — jusqu’à sa victoire écrasante en octobre 1016 à Assandun (aujourd’hui Ashingdon ou Ashdon, dans l’Essex). Lors d’une rencontre sur une île de la rivière Severn, Knut et Edmond s’accordent sur un partage du royaume, mais la mort assez mystérieuse1 d’Edmond (novembre 1016) laisse à Knut la totalité du pouvoir, ce qui conduit le Witenagemot à le proclamer roi le 6 janvier 10172. Knut renforce sa position de souverain suprême en épousant la veuve d’Æthelred, Emma, fille de Richard Sans Peur, duc de Normandie. Par cet acte, il consolide les liens politiques et commerciaux entre l’Angleterre et la Normandie, tout en établissant ses intentions de régner en suivant le christianisme puisque Emma est très dévote.

Knut règne sur le Wessex. Il donne l’Est-Anglie à son second, Thorkell le Grand, laisse en place en Mercie Eadric Streona, bientôt assassiné sur ordre de Knut, et en Northumbrie le Norvégien Erik de Lade, nommé par Svein.

Knut élimine les dangers extérieurs : il anéantit une série d’équipages vikings qui s’aventurent encore sur les côtes anglaises, refoule les Écossais et les contraint à reconnaître la suprématie anglaise. Les jarls qu’il met en place portent tous des noms scandinaves, mais les lois qu’il promulgue sont conçues et rédigées selon la tradition anglaise, avec l’aide de juristes anglo-saxons. Il gouverne avec énergie, entouré d’une garde nombreuse et bien entraînée, les housecarls, et prenant des mesures fiscales et administratives pour assurer la défense du royaume. Il entretient une flotte permanente. La sécurité en Angleterre lui permet d’effectuer des voyages à l’étranger et entretenir diverses missions militaires. Après sa conversion au christianisme en Allemagne, il est reconnu comme roi d’Angleterre par le pape Benoît VIII.

Dans le régime qu’il institue en tant que roi d’Angleterre, Knut combine des institutions et du personnel anglais et danois. En codifiant les lois de l’Angleterre (vers 1020), il crée une sorte d’uniformité de l’ensemble de la tradition anglo-saxonne.

En divisant le pays à la manière danoise en 1017, formant ainsi les quatre grands comtés de Wessex, Mercie, East Anglia et Northumbrie, il institue le système de souveraineté territoriale qui reste la base du gouvernement anglais pendant plusieurs siècles. Le dernier Danegeld jamais versé, une somme de 82 500 livres, est payé à Knut en 1018. Il se sent suffisamment en sécurité pour renvoyer la flotte d’invasion au Danemark avec une solde de 72 000 livres, la même année.

Afin d’associer sa lignée avec la dynastie anglaise renversée, et de se prémunir contre une attaque de la Normandie (lieu d’exil des fils d’Æthelred : Édouard et Alfred), Knut épouse (juillet 1017) la veuve d’Æthelred, Emma de Normandie, et désigne par la suite leur fils Hardiknut (Hardacanute, ou Knud II le Hardi) comme héritier, le préférant à Harold, le fils (peut-être illégitime) qu’il a eu de Ælfgifu de Northampton, une concubine.

En 1018, Knut succède à son frère aîné Harold II comme roi du Danemark où il réside jusqu’en 1020 puis régulièrement au cours de la période 1022/1023. En 1028 il conquiert la Norvège avec une flotte de 50 navires anglais : sa tentative de gouverner la Norvège à la faveur de Ælgifu et Harold se solde néanmoins par une rébellion, et la restauration de l’ancienne dynastie norvégienne, représentée par Magnus Ier, le fils du roi qui a été destitué : Olaf II.

Conrad II le Salique, saint empereur romain, entretient des relations amicales avec Knut, et son jeune fils Henri le Noir épouse la fille de Knut, Cunégonde (Gunhilda). L’empereur laisse Knut gouverner sur le Schleswig et la Poméranie. Celle-ci est probablement le fief de Knut, puisque Boleslas Ier le Vaillant envoie son armée aider Knut à conquérir l’Angleterre.

En 1018, Knut succède à son frère aîné Harold II comme roi du Danemark où il réside jusqu’en 1020 puis régulièrement au cours de la période 1022/1023. En 1028 il conquiert la Norvège avec une flotte de 50 navires anglais : sa tentative de gouverner la Norvège à la faveur de Ælgifu et Harold se solde néanmoins par une rébellion, et la restauration de l’ancienne dynastie norvégienne, représentée par Magnus Ier, le fils du roi qui a été destitué : Olaf II.

Conrad II le Salique, saint empereur romain, entretient des relations amicales avec Knut, et son jeune fils Henri le Noir épouse la fille de Knut, Cunégonde (Gunhilda). L’empereur laisse Knut gouverner sur le Schleswig et la Poméranie. Celle-ci est probablement le fief de Knut, puisque Boleslas Ier le Vaillant envoie son armée aider Knut à conquérir l’Angleterre.

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